Rénover un supermarché ne se limite pas à repenser les linéaires, les sols ou l’éclairage. C’est aussi l’occasion, souvent négligée, de remettre à niveau l’ensemble des réseaux électriques du site, courant fort comme courant faible. Le tableau électrique et les circuits de puissance relèvent de la norme NFC 15-100. La vidéosurveillance, le réseau informatique interne et la connexion internet suivent, eux, leurs propres exigences de câblage. La norme NFC 15-100 encadre les installations électriques basse tension en France et s’applique à tout local commercial, avec des exigences renforcées pour les établissements recevant du public comme un supermarché. Avant d’engager des travaux, il faut vérifier avec précision plusieurs points de contrôle. SOLINA a détaillé une logique comparable pour l’aménagement d’une boulangerie, un autre commerce alimentaire soumis à de fortes contraintes techniques.
Pourquoi la norme NFC 15-100 concerne particulièrement un supermarché
Un supermarché est classé établissement recevant du public (ERP). Ce classement ajoute les exigences du règlement de sécurité incendie à celles de la norme NFC 15-100. L’arrêté du 25 juin 1980 fixe ce règlement. SOLINA connaît bien cet enjeu pour l’ensemble de ses chantiers auprès des professionnels. Cette double contrainte porte sur plusieurs points :
- le dimensionnement du tableau électrique et des circuits de distribution ;
- les dispositifs de protection différentielle adaptés à chaque usage ;
- l’éclairage de sécurité et les circuits de désenfumage ;
- les cheminements de câbles protégés en cas d’incendie ;
- les vérifications périodiques par un organisme de contrôle agréé.
Un projet de rénovation est le bon moment pour traiter ces points ensemble. Il vaut mieux agir maintenant que d’attendre une mise en demeure de la commission de sécurité. Intégrer la mise aux normes au chantier en cours coûte nettement moins cher qu’une reprise isolée après coup. Les murs et les faux plafonds sont déjà ouverts, ce qui limite le surcoût des travaux. Cela évite aussi les délais imposés par la commission de sécurité. Elle peut suspendre l’exploitation tant que les travaux correctifs ne sont pas terminés.
Le diagnostic électrique avant travaux
Avant toute intervention, un diagnostic électrique complet permet d’identifier les écarts entre l’installation existante et la norme en vigueur. Les non-conformités les plus fréquemment relevées ont des origines variées :
- des déplacements d’équipements ou de rayons qui ont laissé des circuits mal repérés ou sous-dimensionnés par rapport à leur nouvel usage ;
- la vétusté des câbles et des gaines, en particulier sur des installations de plus de vingt ans ;
- l’obsolescence des composants du tableau électrique, disjoncteurs et différentiels compris, dont les modèles ne sont parfois plus fabriqués ;
- l’absence ou le calibrage incorrect des protections différentielles sur certains circuits.
Ce diagnostic conditionne le chiffrage des travaux. Mieux vaut le réaliser en amont du projet. Il évite de découvrir une non-conformité en cours de chantier, quand les surfaces de vente sont déjà rouvertes au public.
Le tableau électrique : un point de passage obligé
Le dimensionnement du tableau électrique d’un supermarché doit couvrir l’ensemble des usages du site. Cela comprend l’éclairage général, les caisses, les meubles frigorifiques, le système de sécurité incendie et l’informatique de gestion. Il doit aussi couvrir les équipements de manutention et d’accès : l’ascenseur, le monte-charge ou les rideaux métalliques. Chacun exige un circuit dédié et une coupure d’urgence accessible. Une rénovation est l’occasion de vérifier que chaque circuit dispose d’une protection adaptée à sa charge. Elle permet aussi de s’assurer que le tableau conserve une réserve de modules suffisante pour de futures évolutions. Cela couvre par exemple l’ajout d’un rayon ou d’une caisse supplémentaire. Un tableau sous-dimensionné, hérité d’une installation ancienne, reste l’une des non-conformités les plus fréquentes relevées lors des contrôles. SOLINA intervient sur ce type de chantier dans le cadre de son activité d’électricité générale.

Les circuits dédiés aux équipements sensibles
Un supermarché concentre des équipements que l’on ne retrouve pas dans un local commercial classique. C’est le cas notamment des meubles frigorifiques et des chambres froides. Ces équipements nécessitent des circuits dédiés, distincts des circuits d’éclairage ou de prises courantes. Leur calibrage doit être adapté à leur puissance. Selon les cas, ils demandent aussi une protection différentielle de type A plutôt que de type AC. Certains moteurs et régulateurs génèrent en effet des courants de fuite spécifiques. Une coupure accidentelle sur un circuit mutualisé peut entraîner la perte d’un stock entier de produits frais. C’est un point que les enseignes de distribution alimentaire ne peuvent pas se permettre de négliger.
C’est aussi pour cette raison que la question d’un réseau secouru se pose souvent dans une rénovation de supermarché. Une alimentation de secours, par groupe électrogène ou onduleur, permet de maintenir en fonctionnement les chambres froides et les systèmes de sécurité. Elle assure aussi une partie de l’éclairage en cas de coupure du réseau public. Il vaut mieux trancher ce point dès la phase de conception. Il conditionne le dimensionnement du tableau électrique et l’emplacement des circuits prioritaires.
Le réseau informatique et les courants faibles
Un supermarché ne fonctionne plus seulement sur son réseau électrique de puissance. La vidéosurveillance, les caisses connectées, le réseau wifi et la connexion internet reposent sur un réseau de courants faibles. Ce réseau reste distinct du courant fort, mais tout aussi structurant pour l’exploitation du site. Une rénovation est le bon moment pour revoir le cheminement de ce câblage. Il doit rester séparé de celui de la puissance, pour éviter les perturbations électromagnétiques. Elle permet aussi de vérifier que les baies de brassage et les caméras de vidéosurveillance disposent d’une alimentation stable. Un onduleur peut sécuriser cette alimentation si besoin, pour les équipements de sécurité. Ce chantier reste distinct de la norme NF C 15-100 au sens strict. En pratique, il s’organise avec elle, dans les mêmes gaines techniques et au même calendrier de travaux.
L’éclairage de sécurité et les dispositifs incendie
En tant qu’établissement recevant du public, un supermarché doit disposer d’un éclairage de sécurité (BAES). Ce dispositif permet l’évacuation, le repérage des issues et la continuité des circulations en cas de coupure du courant normal. Les circuits qui l’alimentent, ainsi que ceux liés au système de sécurité incendie, doivent rester indépendants des circuits d’exploitation courante. Ils doivent aussi suivre un cheminement protégé. Une rénovation électrique mal anticipée peut fragiliser ces circuits, sans que cela soit visible au premier regard. D’où l’intérêt de les intégrer dès la phase de conception des travaux.
Le contrôle par un organisme agréé
Une fois les travaux terminés, un organisme de contrôle agréé doit vérifier l’installation électrique du supermarché. Cet organisme peut être l’APAVE, Bureau Veritas ou Socotec. Pour les établissements recevant du public classés en première à quatrième catégorie, cette vérification est annuelle. Les articles EL 19 et EC 15 de l’arrêté du 25 juin 1980 l’encadrent. Cette obligation ne s’arrête pas à la réception du chantier : elle accompagne l’exploitation du site sur toute sa durée de vie. Son absence peut entraîner un refus d’autorisation d’exploitation, ou une remise en cause de la couverture d’assurance.
Anticiper le budget et le calendrier
Le coût d’une remise aux normes électriques dépend de l’état de l’installation existante. Il dépend aussi de la surface du site et du nombre de circuits à créer ou reprendre. Sur un logement, les fourchettes observées se situent généralement entre 75 et 205 euros par mètre carré. Un local commercial, avec ses équipements spécifiques et ses exigences ERP, se situe le plus souvent au-dessus de cette fourchette. Il vaut mieux phaser ce chantier avec le reste de la rénovation. C’est surtout utile si le supermarché reste ouvert pendant les travaux, pour limiter les coupures aux heures de faible affluence. N’hésitez pas à demander un devis pour chiffrer précisément votre projet.
SOLINA accompagne les commerces de distribution alimentaire dans la remise à niveau de leurs installations électriques. Cet accompagnement s’inscrit dans l’ensemble du chantier de rénovation.


